« Les insectes xylophages, et les termites en particulier, peuvent occasionner des dégâts importants dans les bâtiments en dégradant le bois et ses dérivés utilisés dans la construction. Leur activité peut affecter la qualité d’usage des bâtiments, mais aussi causer des désordres importants dans leur structure même. Dans les cas les plus extrêmes, elle peut conduire à leur effondrement. »
Le dispositif mis en place par la loi a pour objectif la protection des bâtiments. Il définit les conditions dans lesquelles la prévention et la lutte contre les termites et autres insectes xylophages sont organisées par les pouvoir public en vue de protéger les bâtiments.Ce dispositif, qui concerne principalement les termites, fixe les responsabilités de chacun des acteurs vis-à-vis de la lutte contre les termites : propriétaires et occupants d’immeubles, État (par le préfet), personnes qui procèdent à la démolition, professionnels qui établissent les diagnostics ou effectuent les opérations de traitement et les communes.Plus particulièrement il prescrit d’une part une obligation de déclaration des foyers infestés et des mesures d’éradication dans les zones infestées, et, d’autre part, des obligations en cas de vente, démolition ou construction. »
En 2026, la vigilance est renforcée. Avec le réchauffement climatique, les termites migrent vers le Nord et l’Île-de-France est désormais une zone de haute surveillance. De plus, de nouvelles réglementations sur les produits de traitement sont entrées en vigueur cette année.
Obligation de déclaration des foyers infestés par les termites
Dès qu’il a connaissance de la présence de termites dans un immeuble bâti ou non bâti (terrain nu), l’occupant de l’immeuble contaminé, ou, à défaut, le propriétaire, est tenu d’en effectuer la déclaration en mairie.
Mise en œuvre par les communes des moyens de lutte contre les termites
Les conseils municipaux déterminent, par délibération, les secteurs du territoire communal dans lesquels s’appliquent les pouvoirs d’injonction du maire.
Ces secteurs peuvent concerner tout le territoire de la commune, qu’ils soient ou non urbanisé. Les propriétaires de terrains nus peuvent ainsi également être tenus d’assurer la charge des travaux d’éradication ; les termitières pouvant être localisées dans les champs et, de ce fait, menacer les immeubles bâtis voisins.
Mise en œuvre des pouvoirs d’injonction du maire aux propriétaires :
Dans les secteurs délimités par le conseil municipal, le maire peut enjoindre aux propriétaires d’immeubles bâtis ou non bâtis (terrains nus) de procéder dans les six mois à la recherche de termites, ainsi qu’aux travaux de prévention et d’éradication nécessaires.
L’injonction est prise sous la forme d’un arrêté et notifiée au propriétaire de l’immeuble.
Modalités du respect de l’injonction :
Le propriétaire justifie du respect de l’obligation de recherche de termites en adressant au maire un état du bâtiment relatif à la présence de termites, établi par une personne exerçant l’activité d’expertise ou de diagnostic de la présence de termites, indiquant les parties de l’immeuble visitées et celles n’ayant pu être visitées, les éléments infestés ou ayant été infestés par la présence de termites et ceux qui ne le sont pas, ainsi que la date de son établissement.
Le propriétaire justifie du respect de l’obligation de réalisation des travaux préventifs ou d’éradication en adressant au maire une attestation, établie par une personne exerçant l’activité de traitement et de lutte contre les termites distincts de la personne ayant établi un état du bâtiment relatif à la présence de termites, certifiant qu’il a procédé aux travaux correspondants.
Délimitation, au niveau départemental, des zones contaminées ou susceptibles de l’être par les termites
Lorsque, dans une ou plusieurs communes, des foyers de termites sont identifiés, un arrêté préfectoral délimite les zones contaminées ou susceptibles de l’être à court terme. Cet arrêté est pris sur proposition ou après consultation des conseils municipaux intéressés, la consultation des conseils municipaux permettant de prendre en compte les informations tirées des déclarations d’infection faites en mairie. Il est affiché pendant trois mois dans les mairies des zones concernées.
L’arrêté et ses annexes éventuelles peuvent être consultés dans les mairies des communes concernées ainsi qu’à la préfecture.

Obligations en cas de démolition
En cas de démolition totale ou partielle d’un bâtiment situé dans les périmètres délimités par l’arrêté préfectoral, les bois et les matériaux contaminés doivent être incinérés sur place ou traités avant tout transport si leur destruction par incinération sur place n’est pas possible.
Obligation de déclaration des opérations d’incinération et de traitement des matériaux
Cette déclaration est adressée au maire de la commune du lieu de situation de l’immeuble par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou bien déposée contre récépissé à la mairie.
Elle donne l’identité de la personne qui a procédé aux opérations et mentionne les éléments d’identification de l’immeuble d’où proviennent les bois et matériaux de démolition contaminés par les termites ainsi que la nature des opérations d’incinération ou de traitement réalisées et le lieu de stockage des matériaux. Elle est datée et signée par le déclarant.
Obligations en cas de vente : Le Diagnostic Termites
En cas de vente d’un immeuble bâti ou d’une partie de ce dernier, situé dans les périmètres délimités par l’arrêté préfectoral, pour pouvoir s’exonérer de la garantie des vices cachés, le vendeur doit fournir un état relatif à la présence de termites.
Cet état vise à informer l’acquéreur de la situation de l’immeuble quant à la présence ou à l’absence de termites. Il est annexé à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique de vente.
Il identifie l’immeuble en cause, indique les parties visitées et celles qui n’ont pu l’être, les éléments infestés par la présence de termites et ceux qui ne le sont pas. L’état est daté et signé. Sa durée de validité est de 6 mois.
Attention, depuis 2024, les notaires sont de plus en plus vigilants sur les « zones de lutte élargie ». Même si votre commune n’est pas techniquement « infestée », si elle est située à moins de 10 km d’un foyer identifié, un diagnostic préventif est fortement recommandé pour sécuriser la vente.
Obligations en cas de construction ou d’aménagement
Le dispositif réglementaire, qui s’applique aux constructions neuves, a pour objectif la protection des bois et des matériaux à base de bois mis en œuvre lors de la construction de bâtiments neufs ou de travaux d’aménagement…
Protection des bois et matériaux à base de bois participant à la solidité des bâtiments :
Sont concernés par cette mesure les constructions dont le permis de construire a été déposé à compter du 1er novembre 2006 ainsi que les autres travaux d’aménagement ou de construction engagés à compter de cette même date.
Dans ces ouvrages, les bois et matériaux à base de bois participant à la solidité des bâtiments doivent être protégés :
– contre les insectes à larves xylophages (capricornes, vrillettes, etc.) sur l’ensemble du territoire (dans tous les départements métropolitains et d’outre-mer) ;
– contre les termites dans l’ensemble des départements dans lesquels a été publié un arrêté préfectoral déclarant tout ou partie du département infesté.
Protection de l’interface sol/bâtiment contre les risques d’infestation par les termites souterrains:
Sont concernés par cette exigence les constructions dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er novembre 2007 ainsi que les autres travaux d’aménagement ou de construction engagés à compter de cette même date. Avec la RE2020, l’usage du bois dans la construction s’est généralisé. La protection de l’interface sol/bâtiment (barrière physique ou physico-chimique) est désormais un point de contrôle systématique. Les contrôles de fin de chantier sont plus rigoureux pour garantir la pérennité des structures bois.
Réglementation sur les produits biocides 2026
Le cadre légal a franchi une étape majeure le 1er février 2026 avec l’interdiction du Diflubenzuron pour toute nouvelle installation (notamment les systèmes d’appâts de génération précédente). Soucieux de l’efficacité et de la sécurité environnementale, le traitement de charpente fait par MaisonSûr privilégie des solutions certifiées CTB-P+, telles que la gamme Xilix d’Adkalis. Ces traitements de haute technologie, conformes aux normes européennes les plus strictes, garantissent une protection durable des charpentes contre les capricornes, vrillettes et termites, tout en répondant aux nouvelles exigences de santé et d’écologie de 2026.
Article mise à jour le 14/04/2026
Sources : https://www.cerema.fr/, https://termite.com.fr/