La pollution de l’air intérieur, problème de santé publique majeur

Voilà qu’on nous met en garde contre le printemps, cette magnifique saison de renaissance, parce qu’elle est envahie par les pollens ! Êtes-vous bien sûr que ces poussières de fleurs soient les seules à irriter vos sinus et à envahir vos poumons ? Et si les allergies les plus problématiques n’étaient pas dehors mais dedans ? Petit point sur la santé de votre maison.

Les allergies non saisonnières

Vous n’avez pas idée du nombre d’allergènes qui se développent dans une maison ! Acariens, moisissures, microbes, polluants (tabac, solvants, parfums d’intérieur, certaines bougies parfumées, pesticides), particules de meubles, produits d’entretien sont les allergènes les plus répandus. Une maison bien isolée, c’est bien, mais pensez-vous à l’oxygéner de temps en temps ?  Il est indispensable de limiter la pollution de nos logements et cela passe en premier par le renouvellement de l’air. Il permet d’évacuer les odeurs et les polluants, mais aussi l’excès d’humidité, et il assure le bon fonctionnement des appareils à combustion. Il est donc important de ne pas obstruer les bouches d’extraction d’air du logement.

Une partie des allergies provient du mobilier qui, dans sa grande majorité, est traité. Nous sommes donc exposés à des produits nocifs. Les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, malades…) sont encore plus concernées. Une autre source importante de pollution de nos intérieurs peut provenir des matériaux utilisés pour la décoration, notamment les peintures, vernis et colles. Des labels de qualité existent aujourd’hui afin de nous guider sur nos choix d’achats (Ecocert, Engel, EU Eco-label…). Des enduits et peintures fabriqués avec des techniques plus traditionnelles peuvent aussi répondre à des exigences performantes pour une bonne qualité de l’air intérieur. De plus, ce sont souvent des matériaux qui peuvent être conçus localement comme les enduits et badigeons à la chaux ou à l’argile et qui ont des propriétés très saines une fois appliqués sur nos murs.

 

Les bons réflexes, ça ne coûte rien

Les symptômes d’une maison mal ventilée : air humide, supports humides au toucher, moisissures, cloquage des peintures, effets négatifs sur la santé…

❏ Ouvrez vos fenêtres 10 minutes par jour : cela permet de renouveler l’air de votre logement gratuitement et sans effort. Et surtout, cela vous permet d’atténuer la pollution intérieure liée à différents facteurs (acariens, moisissures, humidité…). Il est important de ne pas aérer plus de 10 min en hiver afin d’éviter l’effet de paroi froide qui peut favoriser l’apparition de moisissures.
❏ Laissez les aérations ouvertes : le monoxyde de carbone (CO) est incolore, inodore et mortel à forte concentration. Cela concerne les appareils de chauffage ou de production d’eau chaude mal entretenus et/ou fonctionnant dans une atmosphère confinée.
❏ Nettoyez les conduites : les agents infectieux (bactéries comme les légionelles, virus, toxines) proviennent des habitants du logement (en cas de maladie contagieuse) ou peuvent se développer dans certains équipements (production d’eau chaude, ventilation encrassée, climatisation).
❏ Fumez à l’extérieur : on trouve plus de 3 000 substances dangereuses dans le tabac. C’est une source de pollution avérée.
❏ Préférez les matières synthétiques lavables à haute température et les sommiers à lattes pour votre literie. Pensez à visiter le dessous des armoires et des lits avec votre aspirateur. (Parenthèse doudou : arrangez-vous pour le laver aussi souvent que possible !).
❏ Lavez vos rideaux de temps en temps. Les canapés en cuir ou en matière synthétique sont plus sains à l’usage que le velours ou le tissu.

Découvrez, en un coup d’œil, les pollutions de votre maison en vidéo.

Idéalement, il faut mettre en place un système de ventilation. Les bénéfices sont immédiats et durables. L’enjeu est tout simplement de respirer un air sain.

Protégez-vous de la pollution intérieure

Le vrai confort, c’est la santé ! Votre maison peut contribuer à améliorer votre santé donc votre vie (mais oui !). Quand on l’isole parfaitement son habitation, on évite la fuite des calories vers l’extérieur ; l’efficacité énergétique de notre habitat s’en trouve améliorée mais paradoxalement la maison perd sa ventilation naturelle. Dans ce contexte, le renouvellement de l’air intérieur devient souvent insuffisant et risque d’être très nettement de moins bonne qualité que l’air extérieur

Isolation et ventilation font donc partie d’une équation précise pour la bonne qualité de l’air et les dépenses maîtrisées… Installer une ventilation mécanique, c’est en quelque sorte offrir de bons poumons à sa maison. Une VMC (ventilation mécanique contrôlée) permet d’extraire l’air des pièces et, par dépression, de faire entrer de l’air depuis l’extérieur. Bien que cet air extérieur soit plus sain que l’air intérieur vicié (non, le mot n’est pas trop fort), il est tout de même légèrement humide, froid, et un peu pollué. Pour un air parfaitement sain, dépollué, tempéré et hydrorégulé, la technologie la plus adaptée est la VPH : la ventilation positive hygroréglable

Nous proposons de faire un diagnostic gratuit de votre maison pour cibler les problématiques et y remédier rapidement. Ainsi, votre maison vivra plus longtemps et en bonne santé.